mercredi 19 mars 2014

Communiqué du mouvement "Nasr-awras Amokran "

                                         

Le mouvement Nasr-awras Amokran qui a organisé ce matin 19 mars 2014 une action de protestation à Batna , a rendu public une liste de revendications  à l'issue d'une marche qu'il a appelé Thikli n izerfen ( La marche des droits )fortement  malmenée par un dispositif  policier .




« Nasr-awras Amoqran »
Le mouvement « Nasr awras Amoqran » est un groupe de citoyens et citoyennes Chaouis de du grand Aurès qui n’ont aucune appartenance politique sinon  leur attachement viscéral au peuple Chawi et à son identité. Jaloux de la dignité des siens, le collectif « Nasr awras amokran » a choisi la journée de demain qui coïncide avec « Le jour de la victoire » (Yawm  Anasr  d’où le nom) le 19 mars 1962 la date du cessez-le-feu pour organiser une marche pacifique contre le mépris dont les chaouis  sont victimes et réclamer leur droits.

Revendication :

1-      La poursuite en justice de Abdelmalek Sellal pour injure raciste.

2-      Le boycott des élections présidentielles.

3-      La valorisation de la dimension amazighe de la région.

4-      Mettre fin à la marginalisation dont elle est victime la région et l’inclure dans les projets de développement.

5-      Mettre en place un programme de prise en charge médical pour :

a-      Les malades de la silicose ( Tkout première au niveau nationale dans le nombre de malades)

b-      L’hépatite C  ( Tazoughaght étant la première au niveau nationale dans le nombre de malade également )

c-       Les déférents types de cancer, Sétif et Batna sont dans le peloton de tête du nombre de cas enregistrés.

6-      Permettre l’essor de la  culture chaouie  en mettant fin  à la politique de  folklorisation  en encourageant :
a-  L ’édition et la commercialisation des livres en tamazight .
b- Mettre fin à l’exclusion dont sont victimes les déférentes expressions de la culture chaouis  (musique, chants,  théâtre) des médias publics.

7-      La mise  en valeur des nombreux sites archéologiques dont la région des Aurès regorge, et leur classement en vue d’une meilleure prise en charge, à l’image de Imadghacen , Ksar Dyhia ( Baghaï) , Bir Dihya ( Bir El Ater)

8-      L’obligation et la généralisation de l’enseignement de Tamazight dans tous les paliers scolaires à travers le grand Aurès et l’abrogation de la contrainte  du préalable social.

9-      Le mouvement « Nasra -awras amokran » dénonce toutes les manipulations électoralistes qui attisent la discorde entre algériens, et exprime sa solidarité avec ses frères dans la vallée du M’zab.

10-   Pour finir, notre collectif insiste sur la dimension nationale de notre mouvement, et rappel que l’Aurès à toujours été le garant de la stabilité notre pays.

        Nasr-awras Amoqran     . 


  حركة نصر- أوراس أمقران
 -1مُحاكمة عبد الملك سلال  بتهمة السب و التحقير العنصري و إثارة الفتنة الجهوية
2-      عدم قبول أي إعتذار في هذا الشأن .
3-      مقاطعة الإنتخابات الرئاسية  المقبلة
4-      إعادة الإعتبار للبُعد الهَوياتي لمنطقة الأوراس   
5-      المطالبة بإنهاء التهميش المسلط على الأوراس  بإدراجه في مشاريع التنمية في جميع القطاعات
6-      تخصيص برنامج صحي إستعجالي للتكفل :
      أ- داء السليكوز
) تكوت الأولى و طنيا (
      ب- الوباء الكبدي  الفيروسي 
Hépatite C   ) ثازوقاغث الأولى و طنيا (
       ج- السرطان بأنواعه و لاية سطيف الأولى و طنيا تتبعها هباثنت (باتنة ) في الصف الثاني .
7-      فك الحصار المضروب على الثقافة الأمازيغية في الأوراس و وقف سياسة " الفَلْكلرة" و التسفيه للفعل الثَقافي الشاوي و ذلك ب :
 
     أ-  طباعة و تسويق المنتوج الفكري و الثقافي الأمازيغي بالمُتغير الشاوي .
     ب- إبراز كل أنواع الفنون الشاوية في وسائل الإعلام الثقيلة خاصة العمومية.
      ج- إعادة الإعتبار و تصنيف  المعالم الأثرية  مثلا إمدغاسن , قصر ديهيا ( باغاي) , بئر ديهيا ( بئر العاتر) ....إلخ.

8-      إجبارية و تعميم تعليم ثامازيغث في جميع الأطوار  في أوراس أمقران .    
9-نرفض و نندد بالمناورات السياسوية التي تُغذي نار الفتنة  بهدف تمزيق الجزائر , كما نُأكد على تضامننا مع إخواننا  في منطقة واد ميزابكما نُأكد على تضامننا مع إخواننا  في منطقة واد ميزاب.
10-لطالما كان أوراس الحصن المنيع للذود على الجزائر كلها , لذلك نؤكد على البُعد الوطني لهذا الحراك .
                                                                                  حركة نصر- أوراس أمقران .


                                                                                                                


lundi 17 mars 2014

Le M.A.C : Pour que le jour où nous avions été insultés soit "le jour de la fierté Chawie"

 Le 14 mars, Abdelmalek Sellal à insulté les Chawis, tous les Chawis, quelque soit leurs orientations politiques, leurs situations sociales, qu’ils parlent la Derja, le Français, ou le Chawi, et ceci à la face de l’Algérie entière sur une chaine de la télévision algérienne .
Plus grave encore, il a tenu ces propos en pleine terre Chawi.


Pour la régence d’Alger et le clan d’Oujda, nous sommes rien, juste une bande de clochards et de paysans qui ne servent qu’à alimenter la machine électorale, et sortir les drapeaux algériens comme des moutons les jours de kermesse.
Un mythe vient de s’effondrer, les Chawis ne sont pas au pouvoir et ils ne l’ont jamais été, sinon, d’une part, Sella aurait été trainé devant un peloton d’exécution, et d’autre part Tamurth n’Ichawiyen serait la région la plus riche et la plus développée d’Algérie.
Le Pays Chawi disposerait d’infrastructures, d’une économie, et d’un système universitaire et de santé à faire pâlir l’Afrique entière, mais force est de constater qu’il n’en est rien, Tamurth n’Ichawiyen c’est le tiers monde.
Dans la patrie de Massinissa et de Jugurtha, sur la terre de St-Augustin et de Takfarinas, dans les montagnes des maquisards de la révolution national, les jeunes se brulent pour avoir un logement, l’administration interdit aux parents de donner à leurs enfants des prénoms Chawis. Et comme dans tous les pays du tiers monde, les passe-droits et la corruption mènent la danse, et le pétrole achète la paix social.
Nous avons été insulté parce que nous somme Chawi, et rien que cela, et pour cette raison nous appelons tous les Chawis à laisser de coté le drapeau algérien et le drapeau pan-berbériste pour les mouvements de protestation futurs, et à ne sortir que le drapeau Chawi, jaune frappé du Z en noir en son centre, seul symbole de notre mémoire et de notre identité.
Le M.A.C appelle également à faire de ce jour, ou nous avons été insulté, un jour de la fierté Chawie, partout sur Tamurth n’Ichawiyen, un jour de revendication identitaire, linguistique, politique et social, un jour de reconquête.
Pour terminer, Le M.A.C dénie le droit a Brahim BOULAHIA , sénateur et membre du comité central du FLN de se dire Chawi, et appelle les Chawis a déposer des sceaux de Zakur devant sa demeure et a venir perturber ses réunions et ses visites officielles et privées.
Et pour le Zakur sellal, tout Chawi qui se trouve ou se trouvera devant lui, doit lui signifier sa fierté d’être Chawi.
Mouvement Autonomiste Chawi.
Netchnin dh Ichawiyen !

MCA Aurès : le pouvoir livre l’Algérie à la stratégie de la terre brûlée


L’Algérie est dans la tourmente ! Le régime des coups d’Etat permanents veut la coucher dans le lit de l’indignité et du reniement national.
Après la négation de l’Histoire et de l’identité millénaire de la nation amazigh; après la langue unique, la culture unique, le parti unique, la pensée unique; après la spoliation et la contrefaçon de l’épopée de la libération nationale; après l’absolution du crime terroriste ; après le musellement des libertés; après la dilapidation des richesses naturelles; après l’aliénation de la décision nationale souveraine; voici venu le temps où la soif du Pouvoir et de l’Avoir livre la patrie meurtrie à la stratégie de la terre brûlée.
De la Kabylie ensanglantée en 2001 à Targhdaït abandonnée au crime en 2014; de l’anéantissement de la classe politique par la division et la corruption à l’étranglement de la liberté associative; de la calomnie des jeunes chômeurs du Sud accusés de sécessionnisme à la démocratisation de la corruption impunie ; de la tribalisation des institutions de la République aux semailles du désespoir chez la jeunesse et les citoyens ; de la privatisation de l’Etat à la culture et à l’entretien de la discorde nationale parmi les enfants de la même patrie ; le régime de l’échec répété aura cumulé crimes et forfaitures contre la nation.
A croire que l’objectif est de désintégrer ce que le sang des Chouhadas a soudé à jamais.
Mais des Aurès à Ghardaïa, de la Kabylie à l’Oranie, de Tamanrasset à Annaba, aucun citoyen n’est dupe, en dehors des clientèles de la Chitta et de la rente. Le dessein est de semer la fitna, faire chanter et terroriser les consciences pour mieux faire diversion sur la spoliation des citoyens de leur droit à choisir librement leur régime politique et leurs dirigeants.
Comme leurs concitoyens de toutes les régions du pays, les Chaouis ne sont pas dupes des manœuvres d’un régime agonisant. Tout comme leurs aînés avaient tiré le premier coup de feu le premier novembre 1954, ils seront toujours les premiers à défendre l’intégrité d’un pays si riche de la diversité de sa fraternité, sans prêter attention aux guignols du dernier quart d’heure. La citoyenneté triomphera du tribalisme et du régionalisme! La démocratie et l’amazighité auront raison de la dictature et de la corruption. Aucun "insecticide" ne saurait éradiquer des "moustiques" que le napalm colonial n’a pas vaincus. Ces millions de "moustiques" ne peuvent « aimer » un régime qui organise l’impunité des corrompus et se proclame "fort" contre son peuple! A bons entendeurs, salut!
Rachid Belkhiri, président du MCA

dimanche 16 mars 2014

L'anavad condamne le régime des voyous et apporte son soutien aux peuples chaoui et mozabite



Suite au propos avilissants tenus  par le directeur de la campagne de Bouteflika et ex-premier-ministre, Abdelmalek Sellal, à l'encontre des chaoui et la mort de trois citoyens Mozabites , l'Anavad , gouvernement provisoire kabyle , rend public le communiqué suivant :
ANAVAD AQVAYLI U3DIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
Le régime des voyous
Le directeur de la campagne de Bouteflika à l'élection présidentielle algérienne et ex-premier-ministre a tenu hier des propos insultants à l'encontre du peuple chaoui. L'Anavad et l'ensemble du peuple kabyle affligés et indignés par ses paroles rabaissantes à l'endroit d'un peuple amazigh exigent de son auteur que des excuses publiques soient présentées au peuple chaoui.
La rencontre fraternelle du 22/03/2014 à Paris entre les peuples kabyle et chaoui sera l'occasion de revenir sur ce grave incident et de travailler à mieux organiser leur avenir de liberté.

La voyoucratie bouteflikienne, liberticide et meurtrière s'est encore illustrée ces derniers jours avec la mort de trois citoyens Mozabites, assassinés en présence de services de sécurités spectateurs et complices.
L'Anavad condamne ces meurtres, insultes et agressions à l'encontre de peuples amazighs qui refusent l'arabisation et la voyoucratie.

La Kabylie ne vivra en paix et en harmonie avec ses valeurs que le jour où elle sortira des griffes de ce régime de voyous et recouvrera enfin sa souveraineté.
Vive la Kabylie, vive les peuples amazighs !

A Paris, le 17/04/2014

Makhlouf Idri

Porte-parole de l'Anavad

samedi 15 mars 2014

Le RCD réagit au dérapage de Abdelmalek Sellal


Suite aux propos d'Abdelmalek Sellal, le RCD a publié ce samedi 15 mars le communiqué suivant :

Depuis quelques semaines, le peuple algérien subit humiliations, remontrances et insultes de la part de personnages en charge des plus hautes fonctions de l’Etat. En effet, les citoyens ou des catégories de populations sont la cible privilégiée d'une campagne injurieuse menée par des ministres censés représenter la république. La dernière agression en date est celle du directeur de campagne du président candidat traitant les habitants de la région des Aurès par des propos avilissants. Ces dérapages d'une extrême gravité menaçant la cohésion de la nation surviennent au moment où le Mzab, objet de toutes les manipulations, voit couler, de nouveau, le sang de la fitna.

A ce jour, ces propos indécents, attentatoires à la dignité des populations des Aurès n’ont fait réagir ni la justice, ni le parlement et encore moins le chef de l’Etat.

Le RCD qui a toujours dit que le niveau du citoyen dépasse celui des dirigeants condamne avec la plus extrême vigueur ces insultes et appelle à la vigilance en évitant de tomber dans le piège de la violence que le pouvoir appelle de ses vœux. Le RCD appelle les patriotes à se mobiliser massivement et pacifiquement pour combattre ces agressions récurrentes venant de personnes qui ont ruiné la nation avant de s’en prendre à son honneur.

Face aux délinquants du pouvoir notre réponse doit être politique. Il s’agit de se mobiliser pour exiger une sanction exemplaire de l’auteur de ces attaques et, plus généralement, de se rassembler pour disqualifier la tromperie électorale du 17 avril par un boycott massif du scrutin et hâter l’avènement d’une période de transition qui donnera, pour la première fois depuis l’indépendance, à nos concitoyens le droit d’élire librement leurs représentants.

Seul le changement radical de l’ordre politique et la rupture totale avec le système délinquant et prédateur pourra rendre aux Algériens leur dignité et leur liberté.

Le RCD

jeudi 13 mars 2014

L’enseignement de tamazight dans les Aurès en débat à Paris

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L’enseignement de tamazight dans les Aurès sera en débat le 14 mars prochain à Paris. Organisée par l’association « Chawi d’ici et d’ailleurs » et « L'Association de Culture Berbère » (ACB) ;  sous le thème de « L’enseignement de la langue Tamazight dans les Aurès : parcours, enjeux et défis », cette rencontre sera animée par Salim LOUNISSI, enseignant de tamazight à l’université de Bouira et modérée par Salim YEZZA président de l’association Chawi d’ici et d’ailleurs.La conférence est prévue le vendredi 14 mars à partir de 19h au 37 bis rue des Maronites 75020 Paris .

mercredi 11 décembre 2013

Communiqué du MAC à la suite du décès de Hakim Falek


Le Mouvement Autonomiste Chawi (MAC) vient de rendre public un communiqué  suivant suite à la mort du jeune Hakim Falek .

" Un jeune Chawi vient de mourir, par rage et désespoir.
Hakim Falek, le jeune de Tazougaght qui s’est immolé le 5 décembre vient de décéder des suites de ses blessures .
Nous adressons à sa famille et ses proches nos sincères condoléances.
Nous sommes attristés et choqués par cette nouvelle, comme nous avons été attristés et choqués lorsque nous avons appris son geste.
Quel est ce pays ou les jeunes doivent se cramer pour exprimer leurs rages et leurs désespoirs ?
Quel est ce pays ou un agent de l’Etat vous dit « va te cramer si t’es un homme » ?
Quel est ce pays ou l’administration humilie, méprise et ignore la population dont elle à la charge ?
Nos parents et nos grands-parents ne sont pas morts pour voir leurs enfants et petits-enfants être traités comme des indigènes.
Nos parents et nos grands parents ne sont pas morts pour voir l’administration algérienne se comporter comme l’administration coloniale française.
Le Jeune Hakim Falek est mort !
Ce n’est ni un lâche ni un impie !
Il est mort pour protester contre l’arrestation de sa famille qui effectuait un sit-in, pacifique, de protestation devant la mairie.
Et contre quoi cette famille protestait ?
Contre la misère dans laquelle elle vivait, pour un logement social, pour la dignité.
Le Mouvement Autonomiste Chawi désigne comme responsable de la mort du jeune Hakim, le maire de Touzgouart qui n’a pas su trouver une réponse juste et humaine au désespoir de sa famille, ainsi que l’agent de police qui lui a dit d’aller se cramer.
Nous n’oublierons pas !
Et pour finir, nous adressons un message aux jeunes Chawis :
Ne vous brulez s'il vous plait, ne mourez pas !
La vie est belle malgré tout.
Restez vivant, ne vous résignez pas, c’est ce qu’ils veulent.
VIVEZ ! LUTTEZ !
Que ton âme repose en paix Hakim."

Khenchela : le jeune qui a tenté de s’immoler a succombé à ses blessures


Falek Hakim, le jeune de Tazougaght (Khenchela) qui a tenté de mettre fin à ses jours en mettant le feu à son corps vient de succomber à ses blessures apprend-on de sources hospitalières du CHU de Batna où il a été transféré le soir du 5 décembre.
Les déboires de la famille de Hakim et l’extrême précarité où elle vivotait depuis des années sont connus de toute la population de la petite ville de Tazougaght. Les demandes formulées par son frère aîné (marié et père de famille) pour accéder à un logement social sont restées vaines. A chaque fois qu’il se déplaçait à la mairie pour plaider sa cause, il en ressortait avec des chimériques promesses. A bout de souffle, il décide d’observer un sit-in de protestation devant le siège de la mairie jusqu’à ce qu’il obtienne gain de cause et accède enfin à son droit le plus légitime : celui de pouvoir offrir un toit à sa famille.

Sur une plainte de la mairie de Tazougaght, les policiers l’ont délogé de sa tente d’infortune qu’il a installée devant l’entrée de la mairie et qui contenait ses meubles et ses maigres effets personnels. Conduit au commissariat pour l’enquête, il a été aussitôt rejoint par son frère Hakim. Ce dernier a tenté de convaincre les policiers de libérer son frère et de lui restituer ses biens qu’ils ont confisqués. D’après les témoins, la discussion a tourné court et le jeune a été chassé sans ménagement par les policiers. Il reviendra quelques minutes plus tard muni d’une bouteille d’essence et d’un briquet, il grimpe sur le mur d’enceinte du commissariat et menace de s’immoler si les policiers ne libéraient pas son frère. Sa menace ne fut pas prise au sérieux par les éléments de la sûreté urbaine et le drame se produisit. La foule qui a assisté au geste fatal du jeune Hakim a été effarée par ce spectacle d’une extrême cruauté.
Admis en urgence au CHU de Batna pour des brûlures de troisième degré au visage et aux thorax, Hakim a rendu l’âme ce mardi matin après une semaine de souffrance.

Par :Jugurtha Hanachi paru au Matin.dz .

mardi 3 décembre 2013

Abderrahmane Bouali « Ammar Negadi avait la faculté d'user de mots justes pour dénoncer des situations foncièrement injustes »



Abderrahmane Bouali fut sans doute le  précurseurs de l’activisme chaoui sur le Web, à travers son premier forum crée en 1997 et ensuite le site "Aureschaoui.free.fr" qu’il a conçu quelques années après, il a mené la résistance culturelle sur le « front numérique », après avoir collaboré avec Ammar Negadi dans le cadre de l’association « Awras ichawiyyen » celui qu’on connait sous le nom d'"Abder" porta le combat culturel sur la toile , prêtant  constamment  une oreille attentive à ce qui se passaient dans les Aurès , il a médiatisé à travers son site plusieurs évènements tragiques qui se sont produis dans le pays chawi et qui ont été frappés d’un black-out médiatique par le pouvoir et sa presse stipendiée , Mayu Aberken , événement tragiques de Kaïs …etc.C’est grâce aux publications d’aureschaouia que le mausolée imadghacen a pu être clôturé . Le site subira maintes tentatives de sabotage et sera ensuite censuré en Algérie.
Homme discret et fuyant toujours la lumière,  Abderrahmane Bouali a beaucoup donné au mouvement culturel auressien.
A l’occasion du cinquième anniversaire de la disparition de son ami, le grand militant Ammar Negadi , il reviens avec nous dans cet entretien sur le parcours de son ami Mas Ammar dont il était très proche .

Comment avez-vous rencontré Mas Ammar Negadi ?
Abdarrahmane Bouali : Vivant déjà à Paris depuis 13 ans, j'apprends un matin de 1994 par ma nièce l'existence d'une association chaouie - Awras ichawiyyen - qui produisait une émission musicale hebdomadaire du même nom sur les ondes FM d'une radio de la région parisienne. J’ai pris contact avec cette association. Mon premier contact était Ammar Neggadi qui m'a reçu lors de la fête de Yennar organisée dans les locaux de l'association dans le 14e  arrondissement de Paris.
Avez-vous travaillez avec lui ?
Abdarrahmane Bouali : Oui, on a projeté de travailler ensemble dès cette première rencontre, la première de nos tâches était de garantir la présence chaouie via les ondes de cette émission certes, courte mais efficace. Les chansons et poésies chaouies (d'expression exclusivement chaouie) du moment servaient de ciment avec la communauté chaouie de la région parisienne qui nous écoutait et participait à l'émission. Les permanences assurées tous les samedis les locaux de l'association permettaient à rassembler notre communauté. Lors de ces permanences, je découvrais tous les samedis des membres de la communauté d'horizons divers (de simples ouvriers, cadres, chercheurs, journalistes, des artistes...). Ainsi, on a étoffé l'émission radio de rubriques telles les "traditions et fêtes chaouies" et surtout " Prénoms amazighs célèbres" tirée du fascicule écrit par Amar NEGADI, on évoquait les prénoms portés par des célébrités amazighes.
L'association a fini par être dissoute pour des raisons de tiraillements, de tentative de récupération par la radio FM et de guerre des tranchées. J'avais fait la promesse à Amar de porter notre activité associative chaouie sur internet en créant un forum en 1997. En 2001, j’ai crée le site Aureschaouia.free.fr dans lequel Amar Negadi était l'un des principaux contributeurs avec Djemaa Djoghlal et Rachid Hamatou.
Ensuite, j'ai développé ce site pour permettre la collecte de photos et images touchant à notre patrimoine amazigh et aussi algérien de manière générale par l'ajout d'une photothèque (+ de 2000 photos collectées en grande partie par moi-même) et d'un forum aux thèmes très riches traitant de l'histoire, de la géographie, de la société, de l'économie, de la corruption, de la citoyenneté sans oublier le thème central : l'amazighité.
Il y avait dans le site une rubrique "les livres chantiers"
Abderrahmane Bouali : La rubrique était une idée de Amar que je trouvais excellente. Malheureusement, le sujet est si vaste qu'il nécessite à lui seul tout un site et une équipe dédiés. Le site a été plus souvent cible d'attaques, de dénigrements et de tentatives de récupération que de contributions.
Le vœu le plus cher à Ammar Negadi fut de constituer une grande  bibliothèque dans les Aurès afin de permettre à la jeunesse chaouis de connaitre sont histoire, pourquoi ce projet a-t-il échoué ?

Abderrahmane Bouali : Sur son lit de mort, Amar a chargé Djemaa de s'occuper de la récupération de sa base documentaire pour en faire don à une bibliothèque dans les Aurès. Malheureusement, cela n'a pas pu se concrétiser pour des raisons familiales.
Quelques jours après son enterrement, et malgré les contraintes,  un grand hommage lui a été rendu à Tamarwent dont vous étiez l’initiateur, parlez-nous de cet évènement
Abderrahmane Bouali : Je n’étais pas seul, il y avait plusieurs militants et amis de Ammar Negadi ,  l’hommage a eu lieu le 16/12/2008  à la maison de culture de Merouana , l’évènement a drainé une foule immense , Une conférence-hommage lui a été dédiée  durant laquelle de nombreux amis et compagnons de combat comme  Saci Abdi ,Ammar Aliane , El-hadi Bouras , Aissa Brahimi , Yacin Merchiche  se sont succédé sur l’estrade pour parler de l’homme de conviction et de vertu qu’il fut , d’autres amis n’étant pas présents à l’image de  Amirouche ighounem , Slimane, Djemaa Djoghlal, Salah Laghror  ont tenu malgré la distance à intervenir et lui  rendre hommage depuis Paris à l’aide d’un téléphone relier à un amplificateur vocal .

La poésie aussi était présente , Djimi Mazigh et Aksel en tenu de guerrier numide ont déclamé des poèmes en l’honneur du défunt qui ont subjugué le public.
En présence de ses  enfants Agnès, Stéphanie et Yaghmoracen et Darris très émus, la journée s’est achevée par la visite du cimetière où une gerbe d’olivier flanqué du Z berbère et un grand cadre portant une photo de Amar Negadi à Taxlent furent déposé sur sa tombe.

Pour conclure cet entretien, pouviez-vous nous décrire Ammar Negadi en quelques mots ?
Abderrahmane Bouali : Ce fut un militant infatigable qui carbure à cette essence que seule la noblesse de notre cause chaouie-amazighe sait produire et nous en enduire. De tempérament calme et posé, Il avait cette faculté d'user de mots justes pour dénoncer des situations foncièrement injustes , il savait fédérer les intégrités des uns et des autres autour de lui.il avait ce rêve, que tout exilé caresse, de retourner vivre à Tamerwent et y créer une bibliothèque pour les Aurès qu'il portait dans ses tripes. Ce qui nous reste de lui est cet acharnement dans la lutte qu'il menait avec discernement. Il savait séparer le bon grain de l'ivraie.