vendredi 1 mars 2013

Découverte de ruines mégalithiques à Kaïs


L’Aurès  n’en fini pas de nous étonner et de nous exhiber  chaque jour  ces trésors, cette fois se sont des ruines mégalithiques découvertes près de Kaïs ,  en effet la région de Timatchatin , la cuvette du barrage de Kaïs (imi n uguis)  ainsi que les contreforts surplombants la ville semble être une grande nécropole mégalithique .
La première tombe découverte était à l’occasion des travaux sur une route, un bulldozer a mis à jour des ossements humains, on a cru que c’était une sépulture qui remontait à la guerre de libération mais après l’intervention des spécialistes notamment un groupe de scientifiques venu à d’Alger à cet effet, il fut établi qu’il s’agit d’un « tumulus » qui remontait à une civilisation préhistorique.
 Les  « tumulus » , les « dolmens » , et les « menhir »  ont apparu au néolithique lorsque l’homme commença à se servir d’outils de pierre polie ,  ce mode enterrement permettait de protéger les morts  contre l’avidité des animaux carnassiers, contre les injures du temps et des hommes. Ils formaient de solides prisons d’où les morts ne pouvaient pas s’échapper pour troubler la paix des vivants. Ils marquaient la place où avaient été ensevelis les ancêtres et perpétuaient leur souvenir.
Le tumulus est un amas de pierres ou de cailloux, auxquels on a souvent mêlé de la terre. Ce tertre forme tout naturellement un cône. Pour les tumulus de Kaïs  il est aplati à sa partie supérieure et ressemble à un cône tronqué. Ce cône est entouré de plusieurs pierres en rangs d’assises,  posées verticalement, d’une disposition assez régulière de manière à constituer des successions de gradins ou d’anneaux concentriques. A l’intérieur, au centre, sont déposés les ossements, enfermés dans une caisse quadrangulaire en pierre.
Les archéologues  distinguent plusieurs type de tombeaux funéraire mégalithiques,
les « dolmen »    ( qui ont une dalle de couverture , appelée aussi table) , les  « cromlechs » , les « menhir » et les «  chouchet » découverts par le commandant Payan  en 1859  près de Tazugaghet au lieu-dit « Chouchet er-Roumaïl » et qui a donné le nom à ce monument .




Le diamètre des tumulus de Kaïs est variable  entre 2 et 10 mètre, quelques uns sont presque intactes alors que d’autres  ne sont qu’un amas de pierraille à cause du l’érosion et des dégradations  au cours des siècles.Cet important site mégalithique qui constitue un important gisement pour connaitre l’histoire  de l’Aurès et de ces habitants, doit faire l’objet d’étude avant d’être protéger à cause de sa vulnérabilité.
Plan d'un dolmen .












lundi 25 février 2013

Ruines de Tit n Meghat près de Yabous , découverte d’une nouvelle mosaïque

Le trou au milieu est causé  par la pelleteuse 


lors des travaux  sur un réseau d’eau potable  engagés par  un entrepreneur  dans la région de Krazet près de Yabous  , les ouvriers  ont  mis à jour  une magnifique mosaïque d’à peu près  9 mètre de longueur  et de 1.20 m de largeur  , d’après des témoins elle était découverte à  un  mètre de profondeur  , malheureusement la pelleteuse a endommagée une partie de la mosaïque ,  en effet un profond trou ( voir les photos)  au milieu   va sans doute  rendre ardu l’opération d’excavation et ensuite  l’interprétation de ces motifs qui seront à coup sûr imputé d’une importante partie .
L’entrepreneur était contraint d’arrêter ces travaux sur cette parcelle et de communiquer expressément  cette découverte aux services compétents de la wilaya, lesquels se sont aussitôt déplacés pour faire une constatation, après quoi ils ont recouvert la mosaïque de terre, et promis son excavation et son transfert urgent au musée de khenchela , deux  mois se sont écoulés et la mosaïque demeure   encore à Tit n Meghat  ( Aïn Meghat ) à la merci des intempéries  et  exposée à toute sorte de dégradation  .

L’endroit de Tit N Meghat  renferme des ruines de quelque 32 hectares  qui sont encore inexplorés  (la mosaïque est découverte juste à côté ) .Auguste Vel  au temps de la société archéologique de Constantine  pendant la colonisation française  s’y est intéressé, il découvrit en 1909 à quelques kilomètres de là une inscription sur un rocher qui  comportait 6 lignes dont trois sont martelés  , elle  mentionnait la restauration d’une route qui commençait à 5 kilomètres à l’ouest de Douffana, à un point de la grande voie romaine de Mascula à Lambèse, puis s’avançait au sud, vers le centre de l’Aurès en passant par le défilé de Krazet ( Krazza) , ensuite la plaine de Yabous  .« Les lignes martelées comportaient les noms des empereurs régnants. La 4e donne celui de Secerinius Apronianus, personnage illustre, qui gouverna la Numidie à la fin du IIIe ou au commencement du IVe siècle » [1] .Quant à la 6 ième ligne, diverses hypothèses se présentent, à cause de l’effritement de sa 5e lettre qui était R ou B , toutefois  M.  Vel retient celle le  B la considérant comme étant la plus plausible et qui correspond à « Boseth » , une ville que les  auteurs latins mentionnèrent  dans leur chroniques sous le nom Boseth-Amphorariae .Morcelli  (historien) cite plusieurs évêques de cette ville, parmi lesquels deux, Palatin, orthodoxe, et Félix, donatiste, assistèrent à la conférence de Carthage de 411 , les ruines de Tit N Meghat  (Aïn Meghat) serait celle de l’ancienne ville Boseth-Amphorariae d’après Auguste Vel [2].

Pour que le site révèle tous ces secrets, l’engagement de fouille et de travaux de valorisation est plus qu’urgent,   surtout ce qui concerne la mosaïque qui doit être prise en charge le plus vite possible.
L'inscription trouvée par Auguste Vel